Commentaires de l’auditoire

Les conteurs de la NICA aux Fêtes de la Nouvelle-France de Québec

Du 3 au 5 août derniers, quatre conteurs de la NICA étaient invités par le Festival traditionnel de Contes & Légendes des trois rivières (Trois-Rivières) à participer aux Fêtes de la Nouvelle-France, à Québec. Ces conteurs étaient Nelson Michaud (Dalhousie), Robert Richard (Robertville/Richibucto), Yvette Pitre (Rogersville) et Anita Savoie (Dalhousie). Ils ont installé leur billochet, la bûche du conteur, au parc Félix-Leclerc, sur la rue du Petit-Champlain, à l’ombre du Cap Diamant.

Ce qui est remarquable des conteurs acadiens, ce sont de véritables porteurs de tradition qui demeurent très collés à la tradition orale. Leur répertoire était principalement composé de contes merveilleux, de même que de facéties. Ce furent les aventures de Ti-Jack et de Richard le Fort, de La veuve à Casimir, de Nuage d’avril et Les tâches blanches du soleil.

La réception du public festivalier québécois a été excellente, enthousiaste. Ce fut un moment privilégié.

Donald Deschênes
Québec, Qc (Canada)
13 août 2007

bande_nica_bas.gif

Le samedi 10 mars 2007, à 19 h 30, avait lieu au Manoir Adélaïde de Dalhousie (Nouveau-Brunswick, Canada) une soirée exceptionnellement intéressante

Depuis quelques années, j’entendais parler de l’organisation intitulé NICA (Nuit internationale du conte en Acadie). Il s’agit d’un groupe de conteurs qui présentent au public des contes dans le cadre d’une soirée qui porte le nom de « Ça me dit de conter » et bien sûr, le titre lui-même indique bien que ces récits d’aventures imaginaires ou de faits sont présentés le samedi soir dans la mesure du possible.

Mes études universitaires en littérature française ont éveillé chez moi un grand intérêt pour tout ce qui est du monde littéraire. Alors une certaine curiosité m’a poussée à me rendre au Manoir Adélaïde pour écouter les narrateurs qui m’ont fort impressionné par leur talent, leur ingéniosité, leur habileté et leur capacité remarquable de raconter, de telle sorte, que l’interlocuteur est bel et bien capté par le conte au point qu’on a l’impression d’entrer dans le récit en question et de vivre l’événement avec les personnages fictifs.

Bravo à ces trois excellents conteurs qui ont su capter toute notre attention.

Les trois conteurs étaient Yvette Pitre de Rogersville ainsi qu’Anita Savoie et Nelson Michaud de Dalhousie. Un quatrième personnage du nom de Dominique Breau de Pont-Landry faisait une courte apparition entre les contes et s’introduisait comme le passeur qui racontait des histoires sous forme d’anecdotes de village.

Voici les contes que nous avons entendus :

1- L’eau qui danse, l’arbre qui chante et l’oiseau de vérité
2- Nuage d’avril et les taches blanches du soleil

Ces deux contes de fées, racontés par Anita Savoie, étaient des récits merveilleux qui nous amenaient dans une aventure étonnante et passionnante et je dirais même à une réflexion profonde sur certaines valeurs de la vie.

Quant à Nelson Michaud, il a su nous plonger dans la culture amérindienne par le biais des contes suivants :

1- La fée des castors
2- Le Diable de la Baie des Chaleurs

Yvette Pitre nous a fait rire aux larmes en nous racontant :

1- La messe en latin
2- Les trois conseils

Dans cette première présentation en 2007 à Dalhousie, nous étions vingt-huit personnes. Par le biais de cet article, j’encourage fortement d’autres personnes à aller écouter des contes lorsque l’occasion se présentera dans votre région.

Dans la société stressante dans laquelle nous vivons où les médias se plaisent à nous nourrir d’histoires dramatiques, pessimistes, souvent exagérées et déformées, une bonne soirée calme à écouter des contes pourrait être sans doute un outil tonifiant, relaxant et même thérapeutique qui permettrait à des gens à toucher l’enfant en soi et à ne pas trop se prendre au sérieux

Fernande Chiasson
Charlo, Nouveau-Brunswick.